mercredi 15 février 2012

Ecosystème intestinal et santé optimale

Extraits de posts sur doctissimo. fr  (sources en bas de post).

1 - LA DYSBIOSE INTESTINALE  (SYMPTÔMES)

Je viens de lire "Ecosystème intestinal et santé optimale" (du docteur Georges Mouton, éditions résurgences); ce médecin a de nouvelles approches de la maladie intestinale sous toutes ses formes; son livre, passionnant, est rempli d'expérimentations relatées, aux résultats parfois inattendus; j'ai décidé, sur plusieurs épisodes, de vous en dépeindre les grandes lignes (mais ce livre de 512 pages est tellement riche d'enseignements, et accessible au plus grand nombre sur le plan de la clarté et de la compréhension, que je ne peux que vous inviter à y jeter un coup d'oeil).
D'abord, qu'est-ce que la dysbiose intestinale ? C'est un déséquilibre dans votre microflore intestinale (2 kg de bonnes et moins bonnes bactéries en tout (eh, oui !!! ), qui produisent, pour les unes (bactéries saccharolytiques,  agissant sur les hydrates de carbone), une fermentation prédominante dans la 1ère partie de votre colon (colon ascendant droit). Cette fermentation faiblit peu à peu, pour laisser la place à une putréfaction prédominante  (à bactéries protéolytiques, agissant sur les acides aminés des protéines, dans le colon descendant gauche terminal). Ces 2 voies biochimiques (putréfaction comme fermentation, tendent vers un même but: produire des acides gras à courte chaîne, les SCFA (Short Chain Fatty Acids), synthétisés tout le long de votre colon,  (le butyrate, par exemple, qui sert de nourriture aux colonocytes). Quand un individu fonctionne bien, il existe un équilibre entre la microflore de fermentation et celle de putréfaction. Mais lorsque l'une de ces 2 microflores domine l'autre, on dit qu'il y a dysbiose intestinale (ça peut être une dysbiose de fermentation, ou de putréfaction. )
Trop d'hydrates de carbone (sucres simples et complexes) dans votre alimentation, et vous tendez vers une dysbiose de fermentation; quand on évoque cette dernière, il faut immédiatement penser aux bactéries saccharolytiques et surtout AUX LEVURES (Candida albicans particulièrement, les levures étant des microorganismes fermentant les glucides).
Trop de protéines dans votre alimentation, et c'est la dysbiose de putréfaction. La dysbiose de fermentation a tendance à donner énormément de gaz et ballonnements (dus aux levures); la dysbiose de putréfaction, même si elle ballonne aussi parfois, donnera des gaz nauséabonds .
  • Gaz et renvois: indiquent souvent une prolifération mixte (de bactéries putréfiantes et levures fermentantes).
  • Spasmes et crampes: plutôt une dysbiose de putréfaction (à pathogènes entériques).
  • Constipation comme la diarrhée: prolifération intestinale de levures; elle peut aussi résulter d'1 INSUFFISANCE THYROÏDIENNE (cause majeure); elle peut s'installer quand vous suprimez les aliments allergisants, qui , eux, vous donnaient des selles molles.
  • Syndrome du colon irritable:  (alternance de diarrhée et constipation): il s'agit là très souvent d'une dysbiose fongique (candida albicans, Geotrichum candidum) dans l'intestin. Mais on néglige souvent cet aspect des choses !
  • Pyrosis (reflux gastro intestinal): Le cardia (orifice supérieur de l'estomac)est recouvert d'une muqueuse, dont l'inflammation peut créer un dysfonctionnement, et faciliter le reflux acide. Le reflux et la constipation peuvent indiquer un syndrome de motilité anormale (motilité=ensemble des mouvements d'1 organe), dû aux allergies alimentaires). Le pyrosis (RGO) correspond aussi bien à un manque qu'à un excès d'acide chlorydrique  (oesophage); vous pouvez faire le "test" matinal à jeun du vinaigre de cidre pour en avoir le coeur net: en cas de manque d'acidité, l'état du patient s'améliorera avec la prise de quelques cuillerées de vinaigre de cidre, sans conséquences fâcheuses; dans le cas contraire (excès d'acidité), il s'agravera (sans conséquences fâcheuses également).
  • Halitose (mauvaise haleine) et langue chargée: prolifération fongique, souvent.
  • Symptômes neurologiques: dépression, fatigue, céphalées, anxiété, pertes de mémoire, pensées confuses, narcolepsie, insomnie, ATTIRANCE POUR LES SUCRES.
  • Symptômes dermatologiques: Acné (on se demande si une inflammation intestinale n'en serait pas à l'origine).
  • Psoriasis: La levure Candida albicans a un taux nettement plus élevé dans les selles des patients à psoriasis. On s'interroge, là aussi.
  • Urticaire, eczema, prurit, erysipèle.
  • Symptômes infectieux: la dysbiose fongique coexiste souvent avec une insuffisance thyroidienne ou surrénalienne (=déficit immunitaire), infections récidivantes (otites, sinusites, rhinites, pharyngites, laryngites, trachéites, cystites, prostatites, bronchites, vulvo-vaginites. )
  • Symptômes immunologiques: Atopie (allergie cutanée), dermatite atopique, asthme, allergies alimentaires (effet négatif d'une protéase acide, d'anticorps IgE spécifiques, et de l'interleukine 5 (IL-5); relation entre Candida et asthme atopique.
  • Auto-immunité (maladie de Crohn, Recto-colite hémorragique, pancréatite chronique, thyroïdite auto-immune, atteintes des glandes surrénales (coéxistence de la maladie de Crohn et du Candida albicans). Excès d'anticorps, orientés contre la levure Saccharomyces Cerevisiae. D'autres observations associent la RCH et Candida albicans, ainsi que d'autres levures du genre Candida.
  • Maladies inflammatoires: anthralgies, lombalgies (dûes à l'inflammation intestinale, douleurs "projetées",  (dos), tendinites, fibromyalgie, tétanie.
  • Symptômes particuliers (femmes): Cystites (à Candida albicans). Dans l'urine, on détecte souvent des souches de levures qui sont responsables de la dysbiose intestinale. (il est plus facile de réaliser un antimycogramme sur l'urine, pour connaître les bactéries responsables de votre dysbiose intestinale).
  • Vulvo-vaginites, à Candida albicans (dûes au réservoir mycosique intestinal).
  • Dysménorrhée (par candidose digestive, ou hypothyroïdie).
  • Perte de libido: dépeinte par les femmes à dysbiose fongique.
  • Syndrome prémenstruel, endométriose.
  • Infertilité masculine: on s'interroge sur le rôle de Candida guilliermondii dans l'infertilité masculine.
  • Symptômes des amibiases: présence de certains signes d'infection amibienne: anorexie, bruxisme, colon spastique, cernes bleuâtres sous les yeux.
  • Symptômes des helminthiases (vers intestinaux): prurit anal ou généralisé. Cernes bleuâtres sous les yeux; perte de poids (ténia) malgré un gros appétit.

2 - COMMENT LUTTER CONTRE LA DYSBIOSE INTESTINALE (MOYENS NATURELS)

Antimycosiques naturels:
  • Extrait de pépins de pamplemousse - EPP:
    très belle activité ANTIFONGIQUE, comparable à celle de la nystanine, et couvrant un éventail microbien beaucoup plus large: CHAMPIGNONS, mais aussi PROTOZOAIRES (il en existe 4 classes qui comptent des pathogènes humains parmi eux: les amibes, les flagellés, les ciliés et les sporozoaires); action de l'extrait sur les BACTERIES ET VIRUS. L'extrait de pamplemousse se présente en gelules ou en gouttes. Ces dernières servent d'ANTISEPTIQUE universel pour désinfecter aliments et habitat (pouvoir antimicrobien étonnant, d'après le Dr. Mouton). L'extrait de pépins de pamplemousse est utilisé dans l'industrie comme germicide alimentaire.
  • La lactoferrine:
    C'est une protéine du petit lait. Elle libère, pendant la digestion,  (par son action sur la pepsine gastrique)un peptide fongicide et bactéricide appelé lactoferricine B (B, pour bovine); la lactoferricine H (Humaine) agit de même. On considère qu'elle transmet son pouvoir immunoprotecteur au premier lait maternel, le colostrum (dans lequel elle abonde). Cette lactoferrine a une action microbicide puissante (car elle est riche en acides aminés de base, qui "explosent" les membranes des micro-organismes néfastes.
  • L'acide undécylénique: c'est un acide gras mono-insaturé, extrait de l'huile de ricin. C'est un excellent ANTIFONGIQUE, à utiliser EN ASSOCIATION avec l'extrait de pépins de pamplemousse. Action antivirale plus modeste.
  • L'acide caprylique: c'est un acide gras extrait de la noix de coco, très utilisé aux USA; il possède une certaine activité antifongique, mais laisse le docteur Mouton déçu: les antimycogrammes montrent de nombreuses résistances à l'acide caprylique.
  • Huile essentielle d'origan (Oreganum vulgare):
    Action ANTIFONGIQUE REMARQUABLE (autant sur la levure Candida albicans, que sur une moisissure comme Aspergillus Ochraceus. UN DES MEILLEURS ATOUTS contre la dysbiose fongique. (cette huile essentielle agit sur un vaste spectre antimicrobien, car elle possède (comme le thym)2 phénols: le carvacrol et le thymol. Les autres espèces d'origan  (Oreganum virens, O. sonites, O. syriacum, O. compactum)sont très bien aussi. Le docteur Jean Valnet, l'un des plus grands aromathérapeutes de France,  ("L'aromathérapie", livre de poche), décrit l'H. Essentielle d'origan comme bactéricide, antiseptique, antispasmodique, et parasiticide (elle a encore bien d'autres vertus ! ); en usage interne, prendre, bien délayé dans une grosse cuillerée de miel (car les H. Essentielles sont insolubles dans l'eau: elles surnagent, et peuvent alors brûler et piquer); "consommer" très lentement (et pas toute la cuillerée d'un seul coup, c'est plutôt fort): en usage interne: 3 à 5 gouttes d'H. E. (essence) dans une grosse cuillerée de miel, 2 à 4 fois par jour pour les adultes (enfants: 1 à 2 gouttes, 2 à 3 fois par jour, selon l'âge).On obtient, avec l'H. Essentielle. de marjolaine,  (3 à 4 gouttes dans du miel,  2 à 3 fois par jour), sensiblement les mêmes effets (=bactéricide puissant, antispasmodique, syndromes infectieux, spasmes digestifs (aérophagie) et respiratoires, météorisme (gaz), et bien d'autres effets, encore !
  • L'Huile Essentielle de thym (Thymus vulgaris):
    Elle possède une activité ANTIBACTERIENNE, ANTIFONGIQUE (dûe au linalool, au thymol et au carvacrol, qui sont des phénols). C'est un puissant ANTISEPTIQUE intestinal, pulmonaire, et génito-urinaire. Elle est aussi vermifuge, parasiticide, antiputride et cicatrisante. 3 à 5 gouttes, 3 fois par jour, dans une grosse cuillerée de miel. Les autres espèces de thym sont bien aussi (Thymus zygis, T. mastichina, et Thymus capitatus). D'après le Dr. Valnet, le thymol est 30 fois plus bactéricide que le phénol; Ne dépassez pas les doses d'H. Essentielles prescrites, car c'est puissant; prenez les loin des repas, ou à jeun, dans du miel. Elles ont plein de propriétés (décrites dans le livre du Dr. Valnet)en usage externe également (contre les poux... etc... ). Il existe plusieurs types de Thymus vulgaris: -à géraniol, T. vulgaris à linalol, T. vulgaris à thuyanol-4, et Thymus vulgaris à thymol. On vend souvent celle à thymol (en Allemagne, où j'habite, ils ne précisent pas la sorte).
    Dose: 3 à 5 gouttes, 3 fois par jour, dans une grosse cuillerée de miel (et surtout pas pur, ou dans de l'eau seule; ); toutes les huiles essentielles peuvent être prises alternativement, en cure de 10 jours chacune (moi, j'en ai pris 3, une bonne semaine chacune). Changer d'huile essentielle après 10 jours, pour éviter les accoutumances. J'ai eu des résultats éclairs (en 24 heures), sur des selles molles et anormales, qui duraient depuis des mois. J'ai continué  (3 semaines en tout) la prise d'huiles essentielles, pour "assurer" le résultat obtenu après 24 heures; j'ai stoppé les H. Essentielles depuis plusieurs semaines: aucun problème: mes selles sont restées tout à fait normales depuis, à mon grand soulagement !
    Le sceau d'or (Hydrastis canadensis): cette plante contient un alcaloïde quaternaire, antimicrobien à très large spectre, la berbérine.
  • Berbéris vulgaris (épine-vinette); Mahonia aquifolium (raisin d'Oregon); Berbéris aristata (épine-vinette indienne); Coptis chinensis (Huang Lian): action antifongique et antibactérienne de ces plantes (elles présentent 2 alcaloïdes: la palmitine, et la jatrorrhizine.
  • Le Pau d'Arco (Tabebuia avellanedae): écorce d'un arbre de la forêt tropicale sud-américaine; elle fournit le Lapachol (alcaloïde antimicrobien, antifongique, antibactérien et antiparasitaire. )
  • L'arbre à thé (Melaleuca alternifolia), qui n'a rien à voir avec le thé de votre petit-déjeûner; existe en huile essentielle (tea tree oil); cette plante australienne contient du linalool  (=puissant antiseptique, antibactérien, et antifongique; excellent pour le traitement des dermatomycoses.
  • Le noyer noir (Juglans nigra), ainsi que Juglans cinerea (=noyer cendré) et Juglans regia (=noyer commun): propriétés antibactériennes et surtout antifongiques.
  • -Aloes (Aloe vera): contient de l'acémannane (=puissant immunostimulant). Stimule l'activité phagocytaire et fongicide des macrophages (pour détruire Candida albicans). L'acémannane a été proposée comme traitement médical des maladies inflammatoires intestinales.
  • Antihelminthiques (vers intestinaux); antiprotozoaires: L'ail (allium sativum), l'absinthe douce (Artemisia annua), le potiron (cucurbita pepo), pour les vers intestinaux. Et l'huile essentielle de  girofle (Syzygium aromaticum) comme puissant antiseptique, vermifuge, antispasmodique, parasiticide, cicatrisant, antalgique.
    Dose: en usage interne: 2 à 4 gouttes d'essence de girofle 3 fois par jour dans une grosse cuillerée de miel.
    Les antimicrobiens naturels  ont un énorme avantage: ils ont une moindre toxicité, et moins d'interactions que les médicaments sur l'organisme. Les H. Essentielles sont très puissantes: respectez les doses et la façon de les prendre, et le temps (une bonne semaine/10 jours). On peut les associer, ou les alterner (voir plus haut)tous les 10 jours, pour réduire les résistances. On peut les employer pendant des mois, vu leur moindre résistance (ce qui n'est pas toujours le cas des médicaments conventionnels; les antimycosiques chimiques développent de nombreuses résistances.
- Évitez l'alcool pendant la prise d'huile essentielle (celles de thym et origan ou marjolaine, notamment: l'alcool dissout leur thymol. )Achetez vos huiles essentielles en magasins bio/diététiques, ou en pharmacies; elles sont contrôlées; ailleurs,  elles sont moins chères mais souvent frelatées. Il faut jusqu'à 200kg de certaines plantes pour obtenir 1 kg  (1 litre) d'H. Essentielle; maintenant, vous comprenez pourquoi elles sont onéreuses !
Pour contrer la dysbiose intestinale, il faut: éviter les sucres (glucides simples et complexes) au maximum. Le miel et les jus de fruits frais sont acceptés (pas trop).
- Évitez de manquer de lipides ! les gens désireux de maigrir prennent souvent trop de glucides et pas assez de lipides. Les bonnes graisses sont indispensables  (pour l'apport de vitamines liposolubles A et D, d'acides gras oméga 3, et pour la fabrication des hormones stéroïdes. )Sachez que les régimes trop pauvres en lipides dépriment votre immunité,  (d'où le développement des dysbioses intestinales).
- Offrez à    votre écosystème intestinal sa nourriture favorite: des hydrates de carbone complexes (microflore de fermentation/colonocytes: voir mon 1er post sur la dysbiose, pour l'explication,  (le n. 1), et des protéines  (microflore de putréfaction/entérocytes);
-Éliminer les aliments allergisants.
- Attention aux substances agressives de l'écosystème intestinal: antibiotiques, IPP (inhibiteurs de la pompe à protons, qui réduisent l'acidité gastrique, ce qui entraîne une prolifération bactérienne, l'acide gastrique étant un puissant bactéricide) (intestin grêle:  le SIBO=Small Intestine Bacterial Overgrowth).
- Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), les corticoîdes, la pilule contraceptive (provoquent une hausse de la perméabilité intestinale (leaky gut syndrome); la pilule contraceptive fait chuter les réserves de zinc (vital pour la muqueuse intestinale et le tonus surrénalien).
- L'alcool (génère un intestin perméable, et inhibe l'absorption de certaines vitamines (vitamine B1 notamment).
- Le stress.
- Les épices fortes qui agressent la muqueuse intestinale.
- La colonoscopie (élimination, avant l'examen, de la flore intestinale).

3 - COMMENT LUTTER CONTRE LA DYSBIOSE (MEDICAMENTS CONVENTIONNELS.)

- Les antimycosiques de la famille des azoles:
- le Fluconazole, qui est un antifongique (champignons) présentant de nombreuses résistances.
- L'Itraconazole: antifongique d'une efficacité encore satisfaisante; il est plutôt bien toléré.
- Le Miconazole: antifongique; existe en gel oral (pour mycoses oropharyngées).
- Le Kétoconazole: plus toxique que les précédents; remarquable activité antifongique;  (à ne donner qu'en cas d'échec des précédents).
- La Nystanine: en contact direct.
Les interactions: elles sont liées au fait que les azoles inhibent le cyp3A4. Le cyp3A4  (=isoenzyme chargé de la détoxication du foie, notamment détoxication d'une grande partie des médicaments ingérés par l'homme). Quand l'action du cyp3A4 est ralentie (inhibée), le foie ne peut plus assurer la détoxication de l'organisme correctement.
-La Fluoxétine, la clarithromycine, et le Tacrolimus présentent des interactions avec les azoles; tout comme les statines, connues pour leurs effets secondaires au niveau des muscles (ces 4 médicaments étant détoxiqués par le CYP 3A4. Avec une détoxication ralentie (inhibée), on peut assister à la survenue d'une rhabdomyolyse (destruction du muscle strié); interaction décrite pour le Fluconazole et l'Itraconazole. )
- Le cisapride (dont on a extrémement limité la prescription), est utilisé pour activer le péristaltisme (=mouvements des intestins pour faire progresser le bol alimentaire dans le tractus intestinal), et lutter contre le RGO (reflux gastro oesophagien); il peut induire des arythmies ventriculaires graves.
Problèmes de résistance au Fluconazole, aussi, de la part de plusieurs sortes de Candida (sauf Candida albicans, et Geotrichum).
- Les antiprotozoaires conventionnels:
- Le Métrodinazole: actif contre les amibes (Blastocystis hominis) et les flagellés (Enteromonas hominis). Cette molécule est également active sur le genre Bactéroïdes et Clostridium (c'est un atout pour lutter contre la dysbiose de putréfaction). Elle fait partie de la trithérapie contre Hélicobacter Pylori.
- Le Tinidazole: pour lutter contre le flagellé Giarda intestinalis.
- Les Antihelminthiques (anti vers intestinaux):   -Le Niclosamide: employé contre les vers plats ( ou cestodes): ténias. 
- Le Mebendazole: employé contre les vers ronds ( ou nématodes): ascaris, oxyures.

4 - COMMENT RENFORCER ET SOUTENIR SA MICROFLORE INTESTINALE

D'abord, sachez qu'il existe de nombreuses espèces de micro-organismes dans notre système intestinal qui restent, à l'heure actuelle, encore totalement inconnues ! Ces micro-organismes ne se plaisant pas en dehors de notre intestin (non viables), c'est presque mission impossible de les mettre en culture dans une boîte de Pétri ! Grâce aux techniques de pointe (avènement de la biologie moléculaire, séquençage de l'ARN ribosomal), qui ne nécéssitent pas d'avoir des micro-organismes vivants pour les étudier (ils peuvent être morts), on a pû démontrer  (chez un adulte en bonne santé)que seuls 24% de ses bactéries analysées correspondaient à des organismes connus et décris au préalable comme appartenant à notre flore fécale; ça signifie donc que 76% (les 3/4 !!!  ! )de ces bactéries dérivent d'espèces INCONNUES JUSQU'ICI dans cette microflore !  (un peu comme si je vous annonçais: "tiens ! il y a un anaconda dans ta cave ! ", sans que vous en ayez le moindre soupçon !
Comment, donc, renforcer cette microflore intestinale, si utile pour lutter contre les agressions microbiennes, mycosiques, et autres "joyeusetés"dont votre intestin a le secret ?
Réponse: par les PROBIOTIQUES.
Qu'est-ce que c'est ? Des micro-organismes vivants appartenant à notre flore intestinale. Les plus fréquemment employés, comme agents probiotiques (ça signifie "pour la vie" ), sont les bactéries lactiques,  comme par exemple Lactobacillus rhamnosus GG. Ce ne sont pas, malgré leur nom, des bactéries présentes dans le lait, mais des bactéries productrices d'acide lactique (=grand protecteur devant l'Eternel des muqueuses en tous genre: intestinale, génitale... ; ). Les 2 préférées du docteur Mouton sont: lactobacillus et Bifidobacterium. La levure Saccharomyces boulardii est un probiotique reconnu (et très étudié) comme médicament par certains pays européens: pour améliorer  la microflore des prématurés; dans le traitement, également,  de la maladie de Crohn et de la RCH (rectocolite hémorragique). On trouve de nombreux Bifidobactérium et Lactobacillus dans le kéfir.
PROBIOTIQUES ET IMMUNITE:
Ils induisent la production d'immunoglobulines A, et libèrent des peptides immunostimulants (Lactobacillus et Propionibacterium, par exemple). Ils inhibent d'autres espèces bactériennes: Bifidobacterium longum diminue la concentration des bactéries de putréfaction Clostridium  et Bacteroides. Ils ont également une activité anti-microbienne (inhibition de Salmonella typhimurium).
Ils exercent une immunostimulation du système humoral (par exemple: Lactobacillus acidophilus, Lactobacillus bulgaricus, Bifidobacterium bifidum), et un développement correct du système immunitaire.
- PROBIOTIQUES ET INFECTIONS GASTRO-INTESTINALES:
  • Dans l'infection à Helicobacter pylori: amélioration grâce à Lactobacillus et Bifidobacterium. Depuis quelques temps, on utilise les bactéries lactiques comme traitement adjuvant, mais aussi comme PROPHYLAXIE.
  • Infections par souches pathogènes de Escherichia Coli: Lactobacillus acidiphilus et Streptococcus thermophilus protègent contre cette bactérie.
  • Infection à Clostridium difficile: là, un probiotique comme Lactobacillus rhamnosus GG agit favorablement sur LES DIARRHEES, qu'elles soient PRIMAIRES OU RECIDIVANTES. En cas de diarrhées récidivantes, effet bénéfique de Lactobacillus plantarum et de la levure Saccharomyces boulardii. Pour les cas de DIARRHEES ASSOCIEES A LA PRISE D'ANTIBIOTIQUES (infection à Clostridium difficile, Clostridium perfringens, Staphylococcus aureus, Klebsiella oxytoca, différentes espèces de salmonella et Candida: plusieurs souches de probiotiques ont été testées avec SUCCES (DIARRHEE POST-ANTIBIOTHERAPIE): ce sont Lactobacillus acidophilus, Lactobacillus bulgaricus, Bifidobacterium longum, Enterococcus falcium, et Saccharomyces boulardii. On peut même les employer préventivement (c'est recommandé !): apport prolongé en probiotiques , SUR PLUSIEURS MOIS, après une antibiothérapie.
- PROBIOTIQUES ET INFLAMMATION INTESTINALE:
  • Inflammation de la muqueuse intestinale: Employer Bifidobacterium bifidum, et Lactobacillus acidophilus.
  • Syndrome du colon irritable: Lactobacillus Plantarum (diminue la douleur et les flatulences; changements dans la motilité du colon avec amélioration des diarrhées fonctionnelles.
  • Maladies intestinales inflammatoires: L'intêret des probiotiques y est INCONTESTE: inhibition des bactéries de putréfaction (Bacteroides vulgatus)
  • Maladie de Crohn: intêret suscité par Lactobacillus rhamnosus GG (modulation de la production locale de cytokines pro-inflammatoires par les entérocytes).
  • Recto-colite ulcéro-hémorragique;
  • Pouchite: complication post-opératoire de la chirurgie intestinale. Pourrait être prévenue par les probiotiques.
  • Entérocolite nécrosante des prématurés.
  • Cancer colorectal: prendre des probiotiques en prévention.
- PROBIOTIQUES ET MALADIES ALLERGIQUES:
  • Eczéma atopique: on note une amélioration après 2 mois d'administration de Bifidobacterium Lactis et Lactobacillus rhamnosus GG.
  • Dermatite atopique: On administre un mélange de Lactobacillus rhamnosus et Lactobacillus reuteri (pendant 6 semaines, chez des enfants): on note une nette amélioration;
- PROBIOTIQUES ET ALLERGIES ALIMENTAIRES:
On a tendance à penser, à l'heure actuelle, que le rétablissement d'une microflore intestinale normale représente un processus-clé pour protéger le milieu intestinal de la maladie.
- PROBIOTIQUES ET PATHOLOGIES DIVERSES:
  • Constipation: Lactobacillus rhamnosus et Propionibacterium freundenreichii, mélangé à du jus de fruits; on observe un soulagement chez les malades.
  • Gastroentérite sporadique des voyageurs ("TURISTA" ): probiotiques à utiliser en prévention.
  • Infections UROGENITALES chez la femme (INFECTIONS VAGINALES et du TRACTUS URINAIRE): quand la flore vaginale est perturbée (perte de lactobacilles), employer les probiotiques pour LIMITER LE RISQUE DE RECIDIVES DES INFECTIONS URO-GENITALES (Lactobacillus acidophilus contre la bactérie ESCHERICHIA COLI); ADMINISTRATION LOCALE VAGINALE (EFFICACE ET SÛRE). Mais certains probiotiques  (Lactobacillus rhamnosus et Lactobacillus fermentum)ont une action au niveau du vagin , même en prise orale.
  • Caries dentaires: Lactobacillus rhamnosus pour lutter contre Streptococcus mutans.
  • Infections nasales: probiotiques contre Staphylococcus aureus, Streptococcus pneumoniae, Haemophilus Influenzae.
Les probiotiques sont actuellement à l'étude pour: pancréatite aigüe, mucoviscidiose, encéphalopathie hépatique, traumatismes cérébraux (formule orale avec Glutamine), syndrome de fatigue chronique, dyspepsie non ulcéreuse.
 
- LES PREBIOTIQUES:
En plus des probiotiques, il existe des prébiotiques (ou FRUCTANES, ou FOS, fructo oligo saccharides) et aussi GOS (Galacto Saccharides). On les teste actuellement (=prévention des récidives) dans les maladies intestinales inflammatoires (MALADIE DE CROHN, où l'on note un manque de Bifidobacterium, et RCH (recto colite hémorragique).
- Dans les infections intestinales: en cas d'infection à Clostridium difficile.
- Dans les cas de constipation et cancer colorectal (prévention).
- Pour ASSIMILER LE MAGNESIUM: action favorable des fructanes (FOS) sur cette assimilation.
- Pour ASSIMILER LE CALCIUM: sa biodisponibilité est AMELIOREE par les prébiotiques.
- Homéostasie des lipides: les FOS pourraient réduire les triglycérides sériques ou hépatiques (à l'étude à l'heure actuelle).
- Les GOS (Galacto-saccharides) ont une action favorable sur la constipation. Protection accrûe (prévention) en ce qui concerne le cancer colorectal (expériences menées chez le rat).
- Les GOS favorisent également (comme les FOS), l'assimilation du calcium.
 
- LES SYMBIOTIQUES:
C'est une combinaison entre probiotiques et prébiotiques. Ils sont utilisés pour:
- DIARRHEE AIGÜE de toute origine, TOXIQUE, INFECTIEUSE OU NON.
- EN ANTIBIOTHERAPIE (dès son commencement).
- En traitement anti-microbien, antifongique, ou anti-protozoaire.
- En COLONOSCOPIE (vu le traitement laxatif préalable qui détruit la flore intestinale).
- En HYDROTHERAPIE DU COLON.
- EN DIETE HYPERPROTEINEE (pour soutenir la fermentation).
 
Les probiotiques, prébiotiques, et symbiotiques constituent de nouvelles armes thérapeutiques. Il faut les utiliser à des doses assez hautes (entre  (minimum) 1 milliard et 7 milliards de ferments VIVANTS (et surtout pas morts ! ). Pour ma part (pour regénérer ma muqueuse après des mois de selles molles,  (à présent disparues grâce à l'H. Essentielle de thym), je fais actuellement une cure de BIOPROTUS, ferments lactiques (7 milliards de ferments), des laboratoires Carrare; En vente libre dans les parapharmacies. (il y a certainement d'autres marques); il faut prendre des GERMES VIVANTS STABILISES (GVS)à l'ensachage. Ceux de BIOPROTUS contiennent des probiotiques, des prébiotiques (FOS) et des symbiotiques (ils sont très complets); ils conviennent aux diabétiques; Le docteur Mouton regrette qu'en pharmacie, ceux proposés soient souvent des ferments morts (inéficaces); c'est pourquoi il conseille de les acheter comme compléments alimentaires (parapharmacies);  (on en trouve sûrement aussi en magasins bio/diététiques).

5 - COMMENT "BOOSTER" SA DIGESTION.

Quand on a une dysbiose intestinale, certaines étapes de notre digestion ne se font pas correctement:
  • il peut y avoir un manque d'acide chlorhydrique(estomac),
  • un manque d'enzymes digestifs(pancréas),
  • un manque de bile(vésicule biliaire),
car les organes considérés ne remplissent pas leurs fonctions. A nous de leur donner "un petit coup de pouce", à l'aide de plantes aidant la digestion, de bactéries lactiques, de fibres végétales, de protéines du petit lait...

Manque d'acide chlorhydrique:
L'acide chlorhydrique est une solution aqueuse de chlorure d'hydrogène HCL. C'est un acide fort, principal constituant des acides gastriques. Le symptôme principal de son manque, c'est une sensation de trop plein de l'estomac immédiatement après les repas (même si l'on a très peu mangé). Cette sensation peut évoluer vers une douleur abdominale haute, après les repas. On peut remarquer également une digestion lente, une haleine fétide (halitose), des renvois, ballonnements gastriques, flatulences, reflux gastro-intestinal (pyrosis), nausées, vomissements, constipation, ou diarrhée. Dans les selles se trouvent souvent des résidus alimentaires non digérés, car l'acide chlorhydrique manque pour la digestion des protéines. Les compléments alimentaires sont également mal tolérés. Ce qui en résulte, c'est des déficits en micronutriments :
  • le calcium est mal résorbé (=risque d'ostéoporose);
  • le zinc est peu absorbé(en cas d'hypochlorhydrie, de prise d'oméprazole (IPP) ou de prise de cimétidine (=antihistaminique h2).
  • le fer et le phosphore sont mal assimilés.
  • la vitamine c est en manque(suc gastrique et plasma), en cas d'hypochlorhydrie et de gastrite atrophique.
L'hypochlorhydrie réduit aussi l'assimilation de la vitamine B12. On s'interroge également sur le rôle de la prolifération bactérienne qui utiliserait la vitamine B12 pour son propre usage(mal-absorption de la vitamine B12 liée aux protéines lors de la prise d'omeprazole, qui diminue l'acide chlorhydrique. )

Causes de l'hypochlorhydrie et de la gastrite atrophique:
Elles sont d'abord dûes au vieillissement, et à la carence en zinc (ce dernier aide à la production d'acide chlorhydrique). Le stress est un grand consommateur de zinc (=déficits quand on n'est pas "zen" ); le stress abaisse aussi fortement les secretions digestives(sucs gastriques) entres autres.

L'origine auto-immune de l'hypochlorhydrie est, elle, liée à l'hypothyroÏdie et à l'insuffisance surrénale. La présence du zinc est indispensable(c'est un cofacteur de nombreux enzymes intervenant dans les synthèses hormonales thyroïdiennes et surrénaliennes.

La bactérie helicobacter pylori peut provoquer une gastrite et une hypochlorhydrie.

Comment se soigner ?
Une ingestion(sous forme diluée) d'acide chlorhydrique provoque une amelioration de l'état, avec une meilleure absorbtion de la vitamine B12 : HCL lié à la bétaïne ou à l'acide glutamique. Prendre de la betaïne HCL ou du glutamate HCL (au début des principaux repas), entre 100 et 500 mg (ration adaptée à l'importance des repas). Il faut interrompre le traitement en cas de non-amélioration ou d'agravation. selon le docteur Mouton, on ne risque pas grand chose (avec les posologies pratiquées), et il est surprenant de voir comment l'acide chlorhydrique (diluée) améliore certains pyrosis (RGO, reflux gastro-intestinal), carle RGO (reflux) résulte aussi bien du manque d'acide chlorhydrique comme de son exces (faire le test au vinaigre de cidre recommandé dans mon 1er épisode:"1-la dysbiose intestinale(symptômes)).

"Booster" sa digestion, c'est aussi :

  • bien mâcher ses aliments (la salive contient des enzymes digestives; la digestion commence dans la bouche!);
  • manger dans le calme,
  • essayer de déstresser (plus facile à dire qu'à faire!);
  • ne pas trop boire aux repas, ça dilue trop les secrétions gastriques déjà en manque.
Les enzymes digestifs:
Leur déficit peut relever de plusieurs facteurs:

  • Pancréatite auto-immune, ou dûe à une consommation exagérée d'alcool.
  • Gastrite atrophique (auto-immune).
  • Hypochlorhydrie(pas assez d'HCL).
  • Origine génétique : un déficit en lactase ou en certaines exopeptidases (dppiv notamment); un déficit génétique en saccharase (qui provoque  diarrhée, mal-absorption et intolérance au saccharose (crampes abdominales et flatulences).
  • Nourriture industrielle, destructrice d'enzymes (cuisson excessive des aliments); le manque d'aliments frais, riches en enzymes digestifs.    
  • Mastication insuffisante (pas de "pré digestion" des protéines, pas d'imprégnation salivaire des glucides par la ptyaline(=enzyme de la salive).
Les excès, comme les régimes, et le syndrome de l'intestin perméable (leaky gut syndrome) nécessitent un apport d'enzymes digestifs, car les aliments mal digérés stimulent de façon excessive le système immunitaire, et ceci est à éviter!

Les traitements:
Mélanges d'enzymes digestifs (amylase, lipase, et protéase) sous forme de pancreatine(enzymes animaux). Selon le docteur Georges Mouton, il faut préférer les enzymes digestifs végétaux produits par les moisissures (aspergillus), car ils gardent leur activité dans une gamme tres large de ph(de 2 à 12) et ils resistent mieux a l'acidite gastrique. les enzymes digestifs végétaux les mieux dosés(compléments alimentaires) sont ceux qui contiennent de nombreux ferments: lipase, amylase, sucrase, lactase, maltase, cellulase, protéase.

L'administration de lactase aide les sujets intolérants à supporter certains médicaments contenant du lactose(la pilule contraceptive, par exemple). On donne aussi de la saccharase (=extrait de levures saccharomyces) aux sujets congénitalement déficients.

La prise de compléments enzymatiques sous forme d'alpha-galactosidase peut aider à lutter contre une production excessive de gaz intestinaux (pour mieux digérer les choux, brocolis. . . etc... ).

Les enzymes digestifs sont utilisés dans le traitement des allergies alimentaires: on administre certains enzymes protéolytiques aux sujets atteints de la maladie coeliaque, pour qu'ils aient une diète moins sévère. Les récentes avancées de la recherche fondamentale ont identifié un peptide de 33 acides aminés (33-mer gliadine), comme cause de la maladie coeliaque. La richesse de ce peptide en L-proline fait de lui un substrat idéal pour différentes prolyl-endopeptidases bactériennes. Il s'agirait d'un traitement de la cause de la maladie coeliaque (on sait que les prolyl-endopeptidases sont produits par les bacteries lactiques en general, et le genre lactobacillus en particulier. ).

Chez les malades réfractaires au régime sans gluten, on envisage l'emploi d'un autre peptide exogene, nommé alpha-melanocyte-stimulating hormone (=alpha-msh), qui possède une puissante activité anti-inflammatoire vis-à-vis de la réaction à la gliadine(muqueuse intestinale). je rappelle, en passant, que la gliadine est une protéine du gluten.

La bile:
Avec l'insuffisance biliaire, on est dans l'incapacite de digerer les lipides (faute de sels biliaires, ils ne sont pas émulsionnés); cette non-digestion des éléments gras provoque des nausees, vomissements. Il existe aussi une dyspepsie, une pesanteur apres les repas, et parfois de la constipation, des coliques ou douleurs violentes dans l'hypocondre (=partie latérale de la région supérieure de l'abdomen, sous les côtes); ces douleurs peuvent s'irradier vers l'omoplate et l'epaule droites. Les conséquences entraînées sont de la steatorrhee (=présence de graisses dans les selles), des deficits en vitamines lipo-solubles,

- déficits en acides gras poly-insatures,
- déficits en hormones steroÏdes et autres lipides indispensables.

Il en résulte une baisse des defenses immunitaires, favorisant la dysbiose intestinale.

les causes:
- elles sont à rechercher dans la cholecystectomie (=ablation chirurgicale de la vésicule biliaire), l'insuffisance hepato-biliaire, les lithiases (calculs) vésiculaires ou choledociennes, et le desequilibre de la microflore intestinale (=fermentation excessive).

Traitements:
  • Rééducation alimentaire;
    Administration de concentre de bile (origine bovine) en cas de cholécystectomie. Le concentré de bile est utile aux patients qui ne supportent pas les compléments de vitamines  liposolubles (vitamines A, E, D) ou d'acides gras poly-insaturés, ou  il est également utile en cas de repas gras.
  • Les plantes digestives:
    Foeniculum vulgare, anethum graveolens, apium graveolens, levisticum officinale, pimpinella anisum, cuminum cysminum, carum carvi, carum ajowan, elettaria cardamomum, illicium verum, mentha piperita, mentha pulegium, origanum vulgare, ocimum basilicum, gentiana lutea, zingiber officinale. A demander chez votre herboriste préféré !
  • Les substrats bactériens:
    Votre alimentation doit rassasier 3 hôtes: vous, votre muqueuse intestinale(en donnant de la glutamine aux entérocytes, et du butyrate aux colonocytes), et les bactéries commensales de votre microflore intestinale. Avec les fibres végétales, bénéfiques à l'écosystème intestinal, vous soutenez votre muqueuse intestinale et votre microflore. Les fibres alimentaires sont insolubles; elles réduisent le risque de translocation bactérienne , et le risque de cancer colorectal également, en stimulant la production de butyrate. Au contraire, en cas de régime alimentaire trop riche en glucides et végétaux, nous pouvons renforcer notre flore de putréfaction par les protéines du petit-lait (supplémentation conseillée par le docteur mouton) : ces dernières sont peu allergisantes, sont rapidement digérées, et ont une valeur biologique remarquable (elles sont sources de peptides bifidogènes et de peptides anti-microbiens); donc, un maître-mot : l'équilibre de la flore intestinale.


6 - COMMENT ABAISSER LA PERMEABILITE INTESTINALE


Je vais tout d'abord définir les causes de l'intestin perméable, et ensuite les traitements.
1- Les causes:
Qu'appelle t-on "syndrome de l'intestin perméable" (ou "leaky gut syndrome" ) ? Un mécanisme, appelé "jonction serrée", permet l'adhésion entre les cellules de l'épithélium intestinal, et constitue ainsi une "barrière" intestinale. Bon nombre de protéines (on en a découvert une trentaine) sont impliquées dans la jonction serrée. Pour mieux comprendre, représentez-vous votre épithélium intestinal comme un mur de briques solides, cimentées entre elles (c'est la "jonction serrée", fermement tenue serrée par des protéines). Parmi ces protéines, on trouve la Zonula-occludens (ZO-1), l'occludine, les "Claudines" (1 quinzaine déjà découvertes), la JAM (Junctional Adhesion Molecule). Les Claudines sont des protéines transmembranaires capables d'adhérer entre elles (= le "ciment" qui tient les briques de votre mur/paroi/intestinal (e)). On pense à l'heure actuelle que l'Occludine et la protéine JAM créent littéralement la barrière entre 2 cellules.
Evidemment, si tout cela restait en permanence bien joint, ça serait le rêve !!! Mais comme dans la vie, il y a des empêcheurs de tourner en rond, dont le souci principal est de faire de jolis "trous" dans votre mur bien cimenté ! Qui sont ces"trouble makers", ces destructeurs de murs ? On connaît l'un des fautifs: la Zonuline, protéine capable de désassembler la jonction serrée (découverte en 2000). Cette Zonuline ressemble étrangement à une toxine du choléra (ZOT, Zonula Occludens Toxin), capable d'ouvrir la voie paracellulaire), car le vibrion du choléra,  (et certains  virus également)imite la Zonuline, modulateur des jonctions serrées, pour mieux passer la barrière intestinale (et se répandre ainsi dans l'organisme). La présence de certaines bactéries (entérobactéries) dans l'intestin entraîne une secrétion accrue de Zonuline, et, par conséquent, une ouverture de la voie paracellulaire. Il pourrait s'agir (on ne fait que le supposer, car cette découverte américaine est récente/2002)d'un mécanisme de défense permettant de refouler les micro-organismes, réponse supposée à la colonisation bactérienne de l'intestin grêle.
Il est bien connu que la maladie coeliaque s'accompagne d'une ouverture des jonctions serrées, et ainsi, d'une augmentation de la perméabilité intestinale. Une équipe italienne (février 2003)a découvert que la gliadine (=protéine allergisante du gluten du blé)induit la libération de Zonuline par les entérocytes (expérience réalisée in vitro); résultats des courses: dans la maladie coeliaque, les portes (=jonction, "ciment" ) s'ouvrent à 2 battants, les jonctions bien "cimentées" se déssèrent (à cause de la Zonuline), et la perméabilité intestinale s'installe.
 *Irrigation*
La muqueuse de l'intestin grêle a besoin, pour fonctionner, d'être correctement irriguée; elle subit malheureusement, lors d'ischémies, des agressions (enzymes protéolytiques (protéases) du pancréas), par exemple;  (je vous passe tous les détails, ça serait trop touffu ! ). On connaît le cas des grands sportifs (marathoniens, par exemple)qui ont une véritable souffrance intestinale (=hausse de la perméabilité intestinale en cas de marathon et semi-marathon); on décrie le saignement gastro-intestinal des coureurs de fond, avec présence de sang dans les selles après un marathon, et parfois, développement d'une anémie. Un effort physique relativement intense  (1 heure d'exercice à 80% de la VO2 max)entraîne inéluctablement une augmentation de la perméabilité intestinale. Cette altération de la fonction de barrière intestinale peur être mesurée par une augmentation (dans l'urine) d'un sucre dimétrique, le lactulose, par rapport à l'élimination urinaire d'un sucre simple,  (le rhamnose), tous 2 ingérés préalablement.
Donc, 1ère cause du "Leaky Gut": irrigation incorrecte de l'intestin.
 
LA GLUTAMINE:
Je vous ai expliqué, dans un de mes posts précédents, que vos entérocytes se nourrissent de GLUTAMINE, et vos colonocytes de BUTYRATE. Si ces sources (glutamine, par exemple)viennent à manquer,  (cas de dénutrition, alimentation parentérale (=par sonde), cas de jeûnes), on se dirige tout droit vers la perméabilité intestinale. La GLUTAMINE est considérée comme le facteur spécifique de survie des entérocytes. Des privations de glutamine chez le rat  (compte tenu du résultat obtenu, vous comprendrez qu'on n'a pas osé reproduire cette expérience chez l'homme, et pour cause !!! )ont entraîné une APOPTOSE (=mort cellulaire programmée) chez les entérocytes. La déficience en glutamine conduit àl'ATROPHIE de la muqueuse de l'intestin grêle (par la stimulation de protéases spécifiques débouchant sur l'apoptose (=mort cellulaire); ces enzymes les CAPSASES, conduisent à l'apoptose.
Les médicaments ANTI-INFLAMMATOIRES NON STEROIDIENS (AINS)créent une HAUSSE de la perméabilité; on peut la corriger par l'administration de glutamine (mais il faut administrer la glutamine dès LE DEBUT DU TRAITEMENT ANTI-INFLAMMATOIRE.
Le Leaky gut syndrome existe chez les sidéens (sida), les patients soumis à une alimentation parentérale (par sonde), les sujets subissant une intervention chirurgicale gastro-intestinale, les patients soumis à la chimiothérapie ou à la radiothérapie, les patients atteint de pancréatite , les grands brûlés, les traumatisés; Dans tous ces cas, la GLUTAMINE exerce un effet FAVORABLE et AMELIORE LA PERMEABILITE INTESTINALE, tout en augmentant l'ABSORPTION. Elle réduit l'atrophie du jéjunum, lors d'une alimentation par sonde. Il faut additionner de l'alanyl-glutamine (=peptide de la glutamine plus biodisponible) à une solution d'alimentation parentérale pour maintenir la perméabilité intestinale et diminuer les complications post-opératoires (chez les patients âgés, après une intervention gastro-intestinale; pour les chimiothérapies, en cas d'entérocolite consécutive à un traitement au Méthotrexate: on améliore l'état de la muqueuse intestinale en AJOUTANT DE LA GLUTAMINE à la solution parentérale. Chez l'homme, comme chez l'animal atteint de pancréatite, la supplémentation en glutamine améliore significativement la perméabilité intestinale, et elle décroît les taux plasmatiques d'endotoxines chez les grands brûlés. On a réalisé une expérience sur des rats traumatisés par une alimentation par sonde: on leur a donné un traitement prophylactique (donc, administration PRECOCE) de glutamine: les dégâts des muqueuses intestinales étaient REMARQUABLEMENT ATTENUES dans le groupe de rats "glutaminés";
 
LE BUTYRATE:
Le butyrate est au côlon, ce que la glutamine est à l'intestin grêle; le butyrate réduit la perméabilité paracellulaire du côlon. Dans un modèle expérimental de COLITE INFLAMMATOIRE (créé par du sulfate de dextran), le butyrate a exercé une protection contre la baisse de viabilité cellulaire et contre la hausse de perméabilité colique. Une expérience réalisée avec du butyrate chez le rat (après agression thermique et chimique de la muqueuse) a accéléré la RESTAURATION D'UNE FONCTION DE BARRIERE SATISFAISANTE.
  • Déficit en immunoglobulines A sécrétoires:
    Ce déficit altère la perméabilité intestinale (après infections intestinales fréquentes, qui provoquent un épuisement des réserves en IgA protectrices; les patients dénutris possèdent, par exemple, un risque accru de septicémie post-opératoire.
  • Déficit et anomalies du GLYCOCALIX:
    Il existe, en cas d'altération des glycoprotéines, une augmentation de la perméabilité intestinale.
  • Perméabilité intestinale chez les prématurés (immaturité des mucines constituant la couche protectrice de mucus, et soudures incomplètes des "jonctions serrées"; Ce "Leaky gut syndrome" physiologique des nouveaux-nés leur permet de bénéficier des sigA abondantes dans le lait maternel.
  • Le jeûne:
    Il est à rapprocher du cas des patients dénutris; il induit une augmentation de la perméabilité intestinale (au niveau du jéjunum et de l'iléon). Les expériences réalisées portaient sur une période de jeûne de 48 heures;  (à 36 heures de jeûne, pas de hausse de la perméabilité).
  • Les bactéries commensales:
    Action favorable des probiotiques de la microflore sur la fonction de barrière intestinale; les probiotiques, en luttant contre les bactéries nocives, réduisent l'hyperperméabilité intestinale; La normalisation de la perméabilité intestinale par les probiotiques s'accompagne d'une amélioration de la barrière immunologique de l'intestin (=hausse des quantités d'immunoglobulines IgA secrétoires).
2 - LES TRAITEMENTS:
Comment améliorer le fonctionnement de sa muqueuse déficiente et corriger son hyperperméabilité ? Eh bien, par:
  • LA GLUTAMINE:
    Comme nous l'avons vu, c'est la nourriture privilégiée des entérocytes de l'intestin grêle et des cellules à renouvellement rapide (cellules immunitaires/lymphocytes et macrophages). Il faut prendre la GLUTAMINE PAR VOIE ORALE pour une meilleure efficacité;
    Traitement: il n'est pas limité dans le temps, vu l'absence totale de toxicité de cet acide aminé (glutamine). Pas de contre-indications. Certains auteurs suggèrent d'en prendre PREVENTIVEMENT (AVANT UNE INTERVENTION CHIRURGICALE GASTRO-INTESTINALE).
    Posologie:
    jusqu'à 18 g par jour (en cas de chimiothérapie), mais des quantités de 4 à 8 grammes semblent suffisantes pour freiner et stabiliser les lésions. On peut aller jusqu'à 20g par jour selon la sévérité des lésions.
  • LE ZINC:
    C'est le nutriment CAPITAL de la muqueuse intestinale; il agit comme co-facteur de certaines enzymes. Il influence le développement et l'intégrité du système immunitaire; le zinc possède une action IMMUNO-STIMULANTE MAJEURE (notamment vis-à-vis des PARASITES). Un déficit en zinc, isolé et de courte durée, suffit, chez le rat, pour altérer la croissance, la digestion, l'absorption dans l'intestin grêle, même s'il n'y a pas de déficit protéique associé.
    Traitement:
    prendre le zinc sous ses formes BIODISPONIBLES: sels organiques (Orotate, Gluconate) et SURTOUT LES CHELATES (Picoluinate, Oxoproline), où il est déjà associé à un acide aminé (pour tromper la muqueuse intestinale qui l'absorbe comme acide aminé et non comme oligo-élément).
    Posologie: ne pas dépasser 45mg de zinc-élément (=zinc pur) par jour; à ne pas confondre avec la quantité de sels de zinc (étiquetages pas explicites, souvent ! ). En l'absence de dosage biologique de votre sang, il faut s'en tenir à 15mg/jour en tenant compte des apports nutritionnels (viandes rouges, poissons (surtout blancs), oeufs (les jaunes surtout) et fruits de mer.
  • LE RETINOL:
    Eh, oui, mesdames, celui-là même que vous tartinez (moi y compris !!! ) sur vos rides ! La vitamine A (ou rétinol)joue un rôle FONDAMENTAL dans l'immunité innée comme dans celle acquise. C'est un MICRONUTRIMENT-CLE pour combattre l'infection. Tout déficit en vitamine A augmente la mortalité chez les nourrissons, les enfants et les femmes enceintes. Il s'avère NECESSAIRE au renouvellement de l'épithélium et contribue à maintenir l'intégrité de l'intestin chez les humains; on signale que les patients souffrant d'une maladie intestinale inflammatoire présentent des taux sériques (dans le sérum) plus faibles en rétinol. Le déficit de vitamine A peut être considéré comme une IMMUNODEPRESSION; la vitamine A et ses métabolites sont des IMMUNOSTIMULANTS. Elle joue un rôle essentiel dans la vision, également (un déficit en vitamine A se manifeste par une baisse de la vision crépusculaire).
    Traitement: il faut TOUJOURS Y ALLER PRUDEMMENT, car la vitamine A (liposoluble)peut se stocker dans le foie; elle est déconseillée aux femmes enceintes; en l'absence de dosage biologique du sang, on donne au MAXIMUM 10. 000 U. I par jour. En cas de DEFICIT PROFOND,  (démontré à l'analyse sanguine), on peut prendre jusqu'à 20. 000U. I par jour, en contrôlant le taux sérique (serum) tous les 3 mois. Il ne faut employer que les formes NATURELLES pour leur BIODISPONIBILITE SUPERIEURE, et leur MOINDRE TOXICITE. On les trouve dans: l'huile de foie de morue ou de flétan (riches en vitamines A et D). Il ne faut pas la CONFONDRE AVEC L'HUILE DE CHAIR DE POISSONS, riche en acides gras Oméga 3, mais PAS EN RETINOL.
  • L'ACIDE FOLIQUE (VITAMINE B9):
    Elle participe au bon fonctionnement de la muqueuse intestinale. Les folates (=vitamine B9) alimentaires existent sous forme de ptéroyl-polyglutamate, qui va se tranformer, lors d'd'hydrolyses successives (absorption intestinale) en ptéroyl-monoglutamate. Le fonctionnement de ce dernier se voit perturbé par certaines maladies de la muqueuse jéjunale (=maladie coeliaque, sprue tropicale), et avec la prise de certains médicaments (comme la Sulfasalazine). Il se crée alors un déficit en vitamine B9.
    Traitement: il faudrait se supplémenter après un double dosage de l'acide folique (au niveau sérique et au niveau érythrocytaire).
    Posologie: elle varie entre 0, 4mg par jour (en prévention) et 4mg par jour (en curatif). Elle est très bien assimilée, même sous forme synthétique.
  • LE BUTYRATE:
    C'est un acide gras, à chaîne courte, qui peut être synthétisé par les bactéries de fermentation comme de putréfaction. Apport bénéfique en cas de "Leaky gut syndrome". Il induit la synthèse d'enzymes stimulant le développement de la muqueuse. Il exerce une ACTION ANTI-INFLAMMATOIRE sur la muqueuse du côlon et réduit son hyperperméabilité. Action anti-tumorale également vis-à-vis du cancer du côlon  (apoptose dans les cellules cancéreuses).
    Traitement: On le donne rarement en supplément; on préfère faire des corrections nutritionnelles, et donner des PROBIOTIQUES succeptibles de le produire. Le BUTYRATE permettrait une amélioration des PROCTITES (induites par la radiothérapie), de certaines colites, diarrhées dûes aux antibiotiques, pouchite, )car on constate moins de production d'acides gras dans ces infections. Dans les pays anglo-saxons, on l'utilise sous forme de lavements. 
  • LA N-ACETYL-GLUCOSAMINE:
    C'est un des sucres les plus abondants (avec la galactose) du mucus intestinal. On la prescrit à raison de 1 à 2g par jour. 
  • LES PHOSPHOLIPIDES:
    Ils constituent une partie FONDAMENTALE des membranes cellulaires (membranes du tractus gastro-intestinal, par exemple); ils possèdent une activité proche de celle de médicaments comme le Misoprostol (analogue synthétique de la prostaglandine E1). Les phospholipides ont un effet protecteur au niveau de la muqueuse gastrique (estomac) et au niveau des entérocytes. On les trouve dans la LECITHINE DE SOJA (en capsules et en poudre) comme source biodisponible. 
  • LES ACIDES GRAS OMEGA 3:
    Ils interviennent aussi dans la composition des membranes cellulaires, auxquelles ils donnent de la souplesse; ils améliorent le transport actif de la muqueuse intestinale et renforcent son intégrité chez les malades; les entérocytes doivent se renouveler rapidement et ont un besoin accru d'oméga 3 (ce sont les précurseurs des prostaglandines anti-inflammatoires). Les Oméga 3 jouent UN RÔLE FONDAMENTAL dans l'ECOSYSTEME INTESTINAL, où ila agissent EN SYNERGIE AVEC LES PROBIOTIQUES. Ces acides gras poly-insaturés à longue chaîne stimulent l'ADHESION DES PROBIOTIQUES AUX SURFACES DES MUQUEUSES, ce qui augmente les effets favorables de ces derniers sur notre santé (=ACCROISSEMENT de l'EFFICACITE DES PROBIOTIQUES face aux pathogènes du tractus digestif).
    Traitement: Les huiles de poisson sont la meilleure source en Oméga 3. Donner aussi la priorité à l'alimentation: poissons gras (poissons bleus des mers froides: saumon sauvage, flétan, maquereau, sardines, hareng, anchois). Certaines huiles végétales (lin, noix, colza) apportent un précurseur des Oméga 3. Ce sont des acides gras ESSENTIELS, que nous sommes incapables de synthétiser nous-mêmes. La source la plus conseillée est l'huile de poissons des mers froides. 
  • LES ANTIOXYDANTS:
    Ils assurent la protection des doubles liaisons des acides gras poly-insaturés membranaires. Les enfants présentant des ALLERGIES ALIMENTAIRES ont un DEFICIT EN SELENIUM PLUS FREQUENT. On utilise le sélénium comme traitement accessoire des allergies alimentaires.
  • LA QUERCITINE (FLAVONOÏDE):
    Présente dans de nombreux fruits et légumes, elle joue un rôle important dans le fonctionnement de la muqueuse intestinale (=protection vis-à-vis des lésions de la muqueuse). Elle régule aussi certains enzymes de détoxication, présents dans la muqueuse du jéjunum. Elle réduit la perméabilité des capillaires de la cavité abdominale.
    On a constaté, chez les MALADES DE CROHN, que la supplémentation en tocophérol (=vitamine E, de préférence naturelle) et en acide ascorbique (=vitamine c)DIMINUE SIGNIFICATIVEMENT LE STRESS OXYDATIF (créé par les radicaux libres). Les malades de CROHN manquent souvent de vitamine C, Alpha et Beta-carotène, lycopène, et Beta-Cryptoxanthine par rapport aux sujets "normaux" témoins. La vitamine E PROTEGE, en outre, la muqueuse intestinale de l'ATROPHIE, chez le rat.
    Traitement: utiliser des complexes anti-oxydants plutôt que des anti-oxydants isolés. 
  • Le SELENIUM, supplémenté à raison de 100 µg par jour, sous forme BIODISPONIBLE DE SELENOMETHIONINE (et SURTOUT PAS DE SELENITE!!!)On peut prendre jusqu'à 300 µg en cas de déficit avéré (dosage sanguin). 
  • LES PLANTES ANTI-HYPERPERMEABILITE INTESTINALE:
    Le Ginkgo biloba: il protège la muqueuse intestinale des dégâts infligés par l'ischémie de l'intestin grêle (expériences sur le rat).
    L'Aloe vera: stabilise les mastocytes de la muqueuse intestinale (protection des agressions et stimulation de la secrétion de mucus  protecteur).
    La Una de gato (Uncaria tomentosa): protège les cellules de l'épithélium intestinal contre l'oxydation.
    Le thé vert (camellia sinensis): protège les entérocytes contre l'apoptose (=mort cellulaire) induite par des oxydants (peroxyde d'hydrogène, par exemple, ainsi que peroxynitrite et DPPH. Il protège contre l'ATROPHIE de la muqueuse intestinale (après un jeûne de 3 jours, chez le rat). La consommation de thé vert inhibe la formation de tumeur du côlon chez le rat.
    La réglisse (Glycyrrhiza glabra): protège la muqueuse intestinale contre les symptômes d'empoisonnement aux métaux lourds. On emploie la forme sans glycyrrhizine (=sucre de la réglisse).
    Les multivitamines: on a relevé une série de déficits vitaminiques dans la MALADIE DE CROHN, dont les vitamines A, E, B1, B2, B3, B6, et B9; les taux bas de riboflavine (=vit. B2) et d'acide nicotinique (=vit. B3) pourraient refléter la gravité de la maladie. Un déficit est également observé dans les maladies intestinales inflammatoires en phase aigüe (notamment en Beta-carotène, vitamines A, B1, B8, B9,  et C. Tout cela n'a rien d'étonnant quand on connaît l'impact négatif du Leaky gut syndrome (qui accompagne ces pathologies) sur l'absorption des micro-nutriments par la bordure en brosse de l'intestin grêle. L'hypochlorhydrie a, elle aussi, un impact négatif sur l'assimilation de nombreux micro-nutriments.
    Traitement: Par un complexe multi-minéral et multi-vitaminé équilibré (sels organiques ou chélates). NE PAS PRENDRE un complexe INCLUANT DU FER OU DU CUIVRE  (sauf en cas de déficit prouvé par examen de sang, ou en cas de déficit alimentaire manifeste), le fer et le cuivre libres activant le stress oxydatif. Faire un bilan biologique avec: profil des acides gras, des anti-oxydants et mesure du stress oxydatif.
    LES VERS: Non, vous n'avez pas la berlue, ça n'est pas une blague, et vous avez bien lu "les vers"; Les vers Trichocéphales du porc (Trichuris suis)sont bel et bien utilisés pour lutter contre les MALADIES INTESTINALES INFLAMMATOIRES, et SURTOUT LA MALADIE DE CROHN. Ces maladies résultent probablement d'une incapacité à maîtriser le processus inflammatoire chronique Th1 au niveau de l'intestin; l'induction de la réponse immunitaire Th2, avec les helminthes (=vers)intestinaux, diminue l'intensité de la réponse Th1; en gros, cela signifie que les vers Trichuris suis stimulent une réponse immunitaire de l'organisme face à l'agression du processus inflammatoire Th1.
    Traitement: on administre 2500 oeufs vivants de Trichuris suis en 1 dose unique, PAR VOIE ORALE (miam, miam. . . !!!). Un traitement de maintenance peut être assuré en administrant, toujours par voie orale, 2500 oeufs supplémentaires toutes les 3 semaines. L'IMPACT THERAPEUTIQUE EST EXCELLENT (alors, oubliez vos appréhensions, si c'est pour la bonne cause!)
Toutes ces informations étaient tirées, comme précédemment, du remarquable ouvrage du docteur Georges Mouton, "Ecosystème intestinal et santé optimale,  (collection Résurgence); je ne peux que vous inviter à le lire; vous y trouverez des mines d'informations très intéressantes,  bien traitées, et d'un niveau de compréhension très abordable, car bien expliqué. Même si , parfois, c'était un peu long à développer (sortir les faits sans les expliquer ne sert à rien: les gens doivent comprendre exactement ce qui se passe dans leur organisme); j'ai essayé d'être aussi claire que possible pour la compréhension de tous; Je vous souhaite à tous un très joyeux Noël, ainsi qu'une bonne et heureuse année à venir, en espérant que ces quelques explications vous permettront, à tous, d'optimiser (ou, en tout cas, d'améliorer)votre santé ! 
 
Sources : 
Extrait de posts de invite__.K​atzele sur doctissimo.fr (merci!)
 

6 commentaires:

  1. EXCELLENT OUVRAGE!!! 2 fois Bravo

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  2. TRES INSTRUCTIF, MERCI

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  3. Un grand merci pour toutes vos recherches partagées et très utiles .
    C'est réconfortant de savoir que l'on peut être soigné efficacement et de façon naturelle.

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  4. Un grand merci pour votre partage. Trés bon travail!

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  5. Merci, pour votre article qui m'a éclairé au de là de mes espérances et, chose sûre, bien mieux que mon médecin...

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